Rando à Moelan sur mer, le circuit du corps de garde

Balisage : 1 – Départ : parking rive droite de l’anse de Merrien – Distance : 8,5 km – Durée : 2h10 – Téléchargez le fichier GPX

 

Si vous deviez, par manque de temps, ne faire une seule randonnée à Moelan sur mer n’hésitez pas, partez à la découverte de la presqu’île de Merrien. Elle fut, en 1977, la première acquisition du Conservatoire du Littoral en Bretagne.

 

A voir : phare, la ria de Merrien, corps de garde, la côte sauvage, le port de Brigneau, four à pain, sequoia, tourelle, moulin l’Abbé, le port de Merrien.

Rendez-vous à Merrien rive droite au parking du phare (à 7,3 km du gite tiGoudoul).

Le chemin va tout d’abord vous mener au phare. Construit en 1927, ce feu de couleur rouge d’une porté de 7 milles est aujourd’hui automatisé. Non loin de là, la ria de Merrien s’étire entre les falaises. Les bleus de l’eau et les verts d’une végétation abondante s’y mêlent offrant une palette de couleurs à ravir un peintre. Turquoise, bleue, verte, rien de cela, glaz (cette couleur qui en langue bretonne désigne à la fois le bleu et le vert) la ria change de couleur au gré des marées et du temps. Tout à coup, l’horizon s’ouvre sur l’étendue de l’océan. Vous êtes à Beg Ward. Quittez quelques instant le chemin côtier pour découvrir cette petite maison si particulière qui surplombe l’océan. Il s’agit du fortin de Houard qu’ici nous appelons la « maison des douaniers » . Remarquez son toit si particulier. Les gabelous (nom donné aux douaniers chargé de collecte la gabelle) s’y hissaient afin de mieux surveiller bateaux et barques. En effet, la nuit, les nombreuses criques offraient un abri idéal aux trafiquants de toute sorte. Rejoignez le sentier des douaniers. Observez bien sur la roche des escaliers sculptés à même la roche. Ils étaient empruntés par les goémoniers pour remonter leur chargement d’algues. Vous apercevez l’île de Groix  (« Qui voit Groix voit sa croix » !). Admirez le spectacle des vagues sur la pointe de Vaz Couz et la plage de Graounec (attention la baignade y est déconseillée) éternellement chahutées par l’océan. Le sentier serpente entre océan, lande d’ajoncs et de bruyères, bosquets de chèvrefeuilles sauvages pour vous mener à Poulguen. Baissez les yeux et observez le sol. Il semble paré de mille bijoux d’argent. Il s’agit de mica. En route maintenant pour le port de Brigneau. A l’embouchure de la ria sur la rive droite vous apercevez les vestiges d’un bâtiment. Au milieu du XIXe siècle une grande partie de la population vit de l’activité maritime, les premières conserveries de sardines voient le jour. Il s’agit ici de l’ancienne conserverie de Malachappe (circuit n° 5). Il est maintenant temps de quitter la mer pour une parenthèse coté terre.

Le sentier débouche sur le village de Kermeurzach. Une route ombragée vous ramène à Poulguen où vous quitterez le sentier côtier. La lande cède sa place à un bois composé de chênes, châtaigniers, pins, saules et autres feuillus. La beauté des chemins creux et d’anciennes voies charretières ne vous échappera pas. Au détour de la route vous vous laissez surprendre par le four à pain de Kerel. Autrefois les fours à pain faisaient partie du patrimoine commun de la plupart des villages au même titre que les fontaines, puits et lavoirs. Vous allez maintenant pénétrer dans le bois de Placamen ancienne propriété du comte de Beaumont. Ne soyez pas surpris par la présence de 2 séquoias géants plantés en 1962 par les commerçants de Moelan sur mer. Mais que fait donc ce drôle de bâtiment au milieu des bois ? Aujourd’hui délaissée, cette tourelle abritait la pompe qui ramenait l’eau de la fontaine située en contre-bas afin d’assurer l’alimentation en eau du domaine de Placamen. Il est maintenant temps de rejoindre moulin l’Abbé dont hélas la roue aujourd’hui ne tourne plus.

Ici la ria prend une autre allure. La mer trop lointaine ne parvient pas à agiter ses eaux. Autrefois par mauvais temps ses criques servaient d’abri aux bateaux. Pour preuve l’épave d’un ancien sardinier qui retourne lentement à la mer. A marée basse les aigrettes viennent y faire leur marché. Les bateaux se font de plus en plus nombreux. Le port est proche. Au bout du chemin un banc de bois vous attend pour un repos bien mérité. Prenez le temps de profiter d’une dernière vue sur l’embouchure de la ria.

Le conseil de Marie : en été commencez cette balade « à la fraîche ». La deuxième partie du circuit, ombragée, vous épargnera de la chaleur.

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